Depuis 1957, l’article 119 du traité de Rome (devenu article 141 du traité CE) affirme que « chaque Etat membre assure (...) l’application du principe d’égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins pour un même travail ». Le traité d’Amsterdam de 1997 élargit la portée de cet article en introduisant explicitement l’égalité des chances entre les hommes et les femmes parmi les objectifs (article 2) et les actions (article 3) de l’Union européenne et élargit les possibilités d’action de cette dernière pour lutter contre les discriminations.
Constatant la dimension structurelle des inégalités entre les sexes, les institutions européennes promeuvent les actions et mesures ayant un impact direct ou indirect sur celles-ci. La politique d’égalité des chances a historiquement fait appel à trois stratégies : le recours à l’égalité formelle par le droit, l’adoption de mesures d’action positives, et d’une « approche intégrée du genre » ou « gender mainstreaming ».
Afin de mettre en œuvre cette politique, en région Ile-de-France, depuis le début de l’année 2000, le réseau A.V.E.C. (Actrices-Acteurs Volontaristes pour l’Égalité des Chances entre les femmes et les hommes), présidé par le Préfet de Région, a été mis en place au niveau régional et dans 8 départements par
Les grands principes qui sous-tendent cette action dans le cadre de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes suivent la voie tracée par l’Union européenne pour l’atteindre et se situent dans le cadre d’une stratégie globale et intégrée (mainstreaming) pouvant remettre en cause une partie de nos fonctionnements et certainement beaucoup de nos habitudes.
Le concept exige, en effet, de définir des objectifs clairs, de mobiliser tous les acteurs et actrices pour leur mise en œuvre et de mener des évaluations qualitatives et quantitatives régulières, pour adapter et optimiser les outils et les politiques. Cette démarche nouvelle implique un maillage du territoire et une mise en réseau des intervenant-es pour connaître au plus près les besoins et définir des actions appropriées.
L’expérience sur le terrain a permis d’identifier le besoin toujours accru de compétences supplémentaires. En effet, l’égalité des chances entre les femmes et les hommes nécessite une démarche transversale couvrant les différents champs d’activité de la société. Ces compétences se construisent, au fur et à mesure des expériences quotidiennes, de manière bien souvent pragmatique. C’est ainsi qu’il est apparu nécessaire de valider ces acquis et de permettre à toutes les correspondantes et tous les correspondants mais aussi à l’ensemble des acteurs et actrices de la société agissant sur ce thème, d’avoir la possibilité de se former dans de bonnes conditions dans le cadre d’une formation diplômante.
Les universités Paris 3 et Paris 6, qui apportent des compétences complémentaires sur des champs professionnels différents, s’associent pour organiser ce diplôme, avec l’appui de leurs services respectifs de formation continue, en partenariat avec le réseau A.V.E.C.
